Avon-les-Roches

Avon-les-Roches est un village du sud de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Avonais et les Avonaises.
Il portait le nom de Avum au XIe siècle (cartulaire de Noyers). Le 3 décembre 1936, Avon devient Avon-les-Roches. C'était un fief relevant de L'Île-Bouchard et le siège d'un prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye de Beaumont-lès-Tours.
Coordonnées GPS d'Avon-les-Roches: 0°27'00"E - 47°09'20"N
Code INSEE: 37012 - Code postal: 37220 - Superficie: 3328 hectares
Altitudes: de 38 à 119 m
L'église Notre-Dame (église toujours fermée), construite vers 1120 (de cette époque, il ne reste que le porche, la porte sud, une partie du mur sud et le clocher), a été rebâtie au XIIIe siècle (nef, collatéral, chœur et abside), modifiée au XVIe siècle (flèche du clocher) et restaurée en 1823
Son porche présente des arcades en plein cintre, des archivoltes sculptées, des colonnettes à chapiteaux historiés. Au XIIIe siècle, ce porche fut prolongé d'une travée au nord lors de la construction du collatéral.
Cette église comprend une nef principale accompagnée, au nord, par un collatéral. La base du mur goutterot de la nef appartint à l'édifice roman et possède encore les fenêtres primitives en plein cintre, qui sont condamnées. Le mur nord du collatéral date du XIIIe siècle. La nef et le collatéral ont, chacun, trois travées couvertes de voûtes angevines. Les supports des grandes arcades sont des piles cruciformes avec colonne engagée dans chaque dosseret et colonnettes logées dans les angles formés par ces dosserets.
La nef aboutit au transept dont le carré est limité par quatre arcades en tiers-point et voûté en style angevin comme les croisillons qui ne sont pas accompagnés par des absidioles. L'abside à cinq pans, éclairée par trois fenêtres en plein cintre et voûtée sur six branches d'ogives, termine l'église.
Dans l'angle formé par la nef et le croisillon sud, se trouve le clocher avec deux étages de fenêtres jumelles en plein cintre. La flèche octogonale, accompagnée de lucarnes d'angle, a été refaite au XVIe siècle.
Sous le porche charpenté, une inscription de 1476, en lettres gothiques, parle de la mort du Duc de Bourgogne, Charles-le-Téméraire, la veille de la Toussaint 1476 selon le calendrier de l'époque, soit le 5 janvier 1477 selon le calendrier actuel (L'an MYL IIIC LXXVI devant Nan[cy] dedans Lorrene fut tué le duc de Bourgoigne la vigille de la typhaine).
Au sud du porche, la porte latérale, surmontée par une archivolte sculptés, a été remontée dans le mur à une date inconnue.
Cette église renferme un bénitier (XIIe siècle) orné de quatre têtes d'hommes et d'animaux fabuleux,...
... une cuve baptismale (XIIe siècle) présentant quatre têtes d'hommes barbus...
... et de nombreux vitraux dont celui-ci signé par J. Fournier.

Aux Roches-Tranchelion, la collégiale Sainte-Marie-Saint-Jean-Baptiste, ancien prieuré érigé en collégiale en 1527 par Lancelot de La Touche, est en ruines. Bâtie entre 1510 et 1524, elle a remplacé la chapelle Sainte-Marie-Madeleine qui avait été fondée, en 1440, par Guillaune de Tranchelion. L'église fut consacrée par l'archevêque de Tours, Martin de Beaune.
La façade ouest présente un arc triomphal encadrant la porte, des niches à colonnettes, des pinacles, des médaillons représentant des seigneurs du lieu. L'église comportait une seul nef de deux travées éclairées uniquement au sud, un transept dont le bras sud a conservé une portion de voûte, et un chœur semi-octogonal. Dans ce bras du transept, on remarque une niche avec dais richement sculpté. Sous le chœur se trouve une crypte funéraire creusée dans le rocher et voûtée par un berceau soutenu par quatre gros doubleaux et une nervure longitudinale.
Au niveau de l'arcade de la porte de la façade ouest, un haut-relief représente Dieu le Père bénissant, assis sur un trône entouré par deux séraphins.
Près de la collégiale, le château des Roches-Tranchelion est en ruines. On voit encore les vestiges de la porte fortifiée, des casemates creusées dans le rocher qui supporte la collégiale, une partie du mur d'enceinte sud avec une tour carrée, des restes de muraille au sud de la terrasse. Ce château fut édifié vers 1440 par Guillaume de Tranchelion, seigneur de Palluau. Charles VII y a réuni le Grand Conseil du Royaume le 17 juillet 1449 et y a séjourné en mars 1458 et en avril 1459.
La croix du cimetière date du XVe siècle. L'écusson, sous Jésus crucifié, contient deux léopards.
Au cimetière, ce monument a été érigé à la mémoire de 63 soldats belges morts au camp du Ruchard (de blessures ou de maladies) lors de la Première Guerre mondiale. Conçu par l'architecte Raymond Le Graive et réalisé par le sculpteur Jean Bury, il a été inauguré le 18 novembre 1915 par le colonel Vinckier.
Le pigeonnier circulaire de Oigné renferme 2000 boulins (nids de pigeons).
Le château privé de Naie ou Naye (XVe siècle) a été agrandi en 1870.
Son pigeonnier cylindrique a été aménagé dans une ancienne tour de défense présentant encore, à sa base, six archères verticales.
Il subsiste quelques vestiges du manoir privé de La Salle (XVIe et XVIIe siècles) appelé aussi La Salle-d'Avon. Cet ancien fief relevait d'Avon. (photo: litteratur.fr)
La fontaine Sainte-Marie fournit toujours de l'eau.
Avon possède neuf lavoirs: de haut en bas, Les Roches, Jautrou, Les Sévaudières, La Fontaine-Sainte-Marie, Couture, La Pouche, Le Puy-Chauveau et le Bourg. Il manque celui du Moulin de Naie (privé).
Près du lieu-dit La Maison-Neuve, cette loge de vigne présente un linteau de porte sur lequel sont gravés un nom: "La Varenne" et une date: 1900. Nous sommes dans la zone des vins AOC de Chinon.
Il existe une autre loge de vigne au lieu-dit Les Noraies.

A voir:
  • La chapelle de La Croisette.
  • Les moulins privés sur la Manse: Couture (XVIIIe siècle), Monmay (XVIIIe siècle) et Naie (XIXe siècle).
  • Les habitations troglodytiques.

Les lieux-dits: Bois-Bouchard, Bois-de-la-Salle, Chante-Jau, Château-de-Naie, Chauberton, Fontaine-Sainte-Marie, Jautrou, La Berlandière, La Bondonnerie, La Carte, La Croix-Feslard, La Dordonnière, La Fleurettrie, La Fontaine-Besnon, La Grange-de-Naie, La Guittière, La Haute-Bureau, La Jolivière, La Jouardière, La Loutière, La Maison-Blanche, La Maison-Neuve, La Maison-Rouge, La Petite-Berlandière, La Pouge, La Renaissance, La Roches, La Roche-Berlan, La Tétuère, La Touche, La Touche-Hulin, La Treullière, La Vauzelle, Lallay, L’Ébaupin, Le Douet, Le Feunet, Le Grand-Criblé, Le Grand-Pas, Le Gros-Chillou, Le Malipoigne, Le Marchais, Le Parc-aux-Loups, Le Petit-Criblé, Le Petit-Bois, Le Petit-Ruchard, Le Petit-Village, Le Pont-Chatry, Le Puy-Chauveau, Le Ruchard, Le Soulier, Les Cinq-Poiriers, Les Coutures, Les Fontenelles, Les Grandes-Fosses, Les Grandes-Noues, Les Hautes-Roches, Les Hautes-Sévaudières, Les Justices, Les Maçonnières, Les Pageaudières, Les Quatre-Vents, Les Roches-Tranchelion, Les Sévaudières, Monmay, Oignié, Ravin-des-Grandes-Noues, Vaugrenier
    Blason d'Avon-les-Roches
    source: L'Armorial de France

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